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Le Maigret du Canard
Maroc Numeric : des clics virtuels à 5,19 milliards de DH!
Ahmed Reda Chami
La stratégie Maroc Numeric, présentée en octobre 2009 comme une grande avancée technologique par l'ancien ministre Ahmed Reda Chami, a carrément viré au fiasco, constate la Cour des Comptes dans son dernier rapport. Et pourtant ce projet virtuel a coûté une petite fortune réelle : quelque 5,19 milliards de DH.
 
Censée moderniser l’administration et permettre au service public d’entrer au 21e siècle, la stratégie "Maroc Numeric 2013" (MN2013) s’est finalement avérée n’être qu’un trou noir qui a englouti pas moins de 5,19 milliards de DH. Pour quelques clics bidons, le gouvernement El Fassi a claqué une manne extraordinaire qui aurait pu servir à la réalisation de projets plus utiles pour la collectivité. Un grand exemple de bonne gouvernance, concept creux qui décidément ne fait que meubler le discours politique. Le pire, c’est que le jeu n’en valait pas la chandelle. Défaillances au niveau de la production, dysfonctionnement de la gouvernance et absence de visibilité, le rapport février 2014 de la cour des comptes qualifie même le plan numérique de l'ancien ministre Ahmed Reda Chami de «stratégie sommaire». «La stratégie n’a pas été soumise à un processus de validation préalable afind’assurer une cohérence de son contenu, un engagement formalisé et une adhésion pour sa mise en œuvre, ce qui a influencé négativement sa bonne conduite», résument les enquêteurs de l’institution du contrôle des comptes publics.
L’ex-patron de Microsoft pour l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, qui se piquait d’être un as de l’informatique et des nouvelles technologies, en prend vraiment pour son grade. Insuffisancedes efforts, d'abord. A quelques mois de la date de clôture prévisionnelle, les objectifs initialement prévus étaient loin d’être atteints. Seulement 11% des actions programmées dans le cadre de la transformation sociale de l’administration étaient achevés au moment de la rédaction du rapport de la cour des comptes. L’E-Gov est tout aussi à la traîne puisque sur les 69 projets prévus seuls 36% sont actuellement opérationnels, 3% en cours de réalisation, alors que 38% accusent des retards et pas moins de 22% n’ont même pas démarré. En un mot, "Maroc Numeric 2013" «accuse un retard au niveau de la concrétisation de l'ensemble des actions et des projets prévus», déplore les rédacteurs du document. A cette piètre performance s’ajoute des défauts de conception et de réalisation qui rendent ce projet «numérique» en plus de son caractère onéreux complétement inefficace. Au moment de son élaboration, Maroc Numeric était déjà mal parti. Les informations relatives à ce processus n'étaient encore pas disponibles comme si les concepteurs du projet y étaient allés à l’aveuglette. Il s’agit notamment, explique les magistrats de la cour, des questionnaires adressés aux différents intervenants pour identifie les besoins et les réponses correspondantes (citoyen, administration, entre-prise...), les échanges de courrier avec les partenaires...
 
Budget
 
Les concepteurs de la stratégie d’Ahmed Reda Chami n’avaient pas non plus tenu compte du bilan de réalisation de l’e-Maroc 2010. Ni du contexte régional et local de développement des TIC et de l’état des collectivités locales ou leur degré de maturité pour assurer une introduction et une modernisation réussies de leur processus métiers. En somme, la vision Chami a tous les défauts des plans Power Point avec lequel tout devient facile et réalisable. En effet, sur écran, cette stratégie paraissait globale, cohérente et si… séduisante. Les Marocains allaient devenir des citoyens connectés à leur administration. Or même si le document de base se déclinait en priorités, initiatives et actions, il n’y avait pas de «stratégies sectorielles définissantle contenu détaillé des projets et actions ainsi que les processus pour l’atteinte des objectifs fixés», assène le rapport. A titre d'exemple, les projets relatifs à l’E-Gov ont été conduits «indépendamment les uns des autres et sans coordination en raison justement de l’absence d’un document de référence qui définiten détail les projets, les services publics orientés usagers à élaborer et les processus inter-administrations à développer», souligne le rapport. Mais le plus absurde, c’est qu’au aucun budget n’a été prévu pour la réalisation de la plus importante mesure d’accompagnement de cette stratégie, en l’occurrence le "capital humain". On crée des sites, des plateformes numériques, des solutions IT… et on ne prévoit rien pour la formation des hommes appelés à faire vivre ces dispositifs technologiques. «En dépit de son importance, (le "Capital humain") n’a pas bénéficié de l’élaboration d’une stratégie spécifique détaillant son contenu et le processus de mise en œuvre de ses différentes actions ainsi que la définition des populations cibles», fait remarquer le rapport. Ahmed Réda Chami, que beaucoup de thuriféraires considéraient à l’époque comme un ministre brillant, a montré là toute l’étendue de ses talents. Ceux-là sont réels. Bizarrement, les enquêteurs de la Cour des Comptes ont passé sous silence le dossier des appels d’offres et de leurs bénéficiaires. Ce marché pharamineux a-t-il été attribué dans des conditions très Net ?
 
De Chami à Moulay Hafid
 
Si le grand Reda Chami a gratifié le Maroc d’un plan numérique creux mais hautement couteux, son successeur au ministère du Commerce, de l’Industrie et des nouvelles technologies le magnifique Moulay Hafid Elalamy a fait au pays un cadeau de son fameux Plan Emergence qui, lui, a fait fort en industrialisant le Maroc sur Power Point vite fait bien fait. Mais quel est le point commun enter les deux hommes? A part le fait qu’ils sont imbus de leurs personnes et se croyant plus intelligents que les autres, l’un et l’autres sont très proches. Au point de faire des affaires ensemble. Peu de gens le savent mais ce couple est associé dans certaines enseignes comme Cap Info (informatique), Luxor (immobilier), Palmiers sur mer (bâtiments)... Réda Chami est administrateur de Cnia Saada devenu Saham assurance depuis octobre 2005. Peu de gens le savent, mais Moulay Hafid, après avoir été poussé au gouvernement, voulait voir son ami Réda Chami prendre les rênes de son groupe avant de se rabattre sur Sâad Bendidi. Mais l’ex-ministre a refusé. C’est le début de la brouille entre les deux hommes qui ne les a certainement pas empêché de continuer à dénicher de bons plans.
 
 
Rachid ABBAR

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