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Edito
Dégagisme royal
Cela fait des années que la rentrée politique au Maroc se déroule sous le signe de la platitude, les gouvernements ayant pris l’habitude de rentrer des vacances sans préparer la feuille de route de l’année en termes de mesures-phares et de réformes urgentes à annoncer aux Marocains. A défaut, cette rentrée aura été synonyme de sortie pour deux responsables gouvernementaux, le ministre de l’Economie et des Finances Mohamed Boussaid, limogé début août par le Roi et remplacé par le président de la BCP Mohamed Benchaâboune et la secrétaire d’Etat à l’eau Charafat Afailal dont le département a été dissous et ses prérogatives transférés au ministère de tutelle. Autant de promesses de tourments politiques à venir pour les hommes du pouvoir qui dans le sillage du « fameux séisme politique » annoncé par le souverain ne se sentent plus comme par le passé au-dessus de tout licenciement… Les deux ministres remerciés ont ainsi rejoint la première vague du club des disgraciés du cabinet Al Othmani formés de Mohamed has - sad, Nabil Benabdallah, El houssaine Louardi, Larbi Bencheikh sanctionnés en octobre dernier pour leur implication jugée avérée dans le retard accusé par le programme « Al hoceïma phare de la Méditerranée ». Pour les mêmes motifs, une brochette d’anciens ministres ayant officié dans le gouvernement de Abdelilah Benkirane (Rachid Belmokhtar, Lahcen haddad, Mohamed Amin Sbihi, Lahcen Sekkouri, hakima El haité) sont tombés en disgrâce et ne pourront plus prétendre à de nouvelles fonctions officielles. La colère royale a frappé successivement plus d’une vingtaine de hauts fonctionnaires officiant dans les ministères mis en cause ainsi que plusieurs responsables en vue dans l’administration du territoire. Devant cette avalanche de sanctions royales « en application du principe de reddition des comptes, applicable à tous les responsables quel que soit leur rang », les autres commis de l’Etat, désorientés, vivent dans l’angoisse du couperet royal au point que nombre d’entre eux en ont conçu une grève de zèle de peur de se faire virer sans autre forme de procès. Zéro initiative c’est tout simplement la paralysie de la haute administration avec tout ce que cette situation implique comme conséquences sur le fonctionnement de l’Etat et le moral de ses serviteurs. Sans oublier la crise de vocation qu’elle est de nature à provoquer dans les milieux de ceux qui choisissent de faire carrière dans le public. Ce n’est ni l’opération mani pulite (mains propres) à l’italienne qui a visé au début des années 90 à travers une série d’enquêtes judiciaires retentissantes une brochette de personnalités issus du monde politique et économique impliquées dans des scandales de corruption, ni les mises en examen en France qui débouchent régulièrement sur des procès politiques spectaculaires de tel ou tel élu ou ministre dans le cadre de la moralisation de la vie publique : La méthode marocaine a ceci de particulier qu’elle n’entraîne généralement qu’une mise à la retraite anticipée des intéressés qui peuvent cependant rebondir plus tard s’ils ne sont pas tombés définitivement en disgrâce. Pour la vox populi qui réclame une reddition des comptes en bonne et due forme, ceuxlà, surtout s’ils sont repus, s’en tirent finalement à très bon compte… Les plus optimistes considèrent que le « dégagisme » royal est porteur de changement et qu’il finira par donner ses fruits en mettant fin à l’impunité…Telle n’est pas la grille de lecture de bien d’autres. Pour eux, tout se passe comme si le pouvoir, confronté à une contestation sociale grandissante qui commence à inquiéter et qu’il n’a pas les moyens de désamorcer, avait décidé de jouer la carte des limogeages des hauts responsables pour apaiser le mécontentement populaire. C’est connu, en cas de surchauffe, ce sont les fusibles qui sautent. Qui sera le prochain ? A défaut de changer de politique et d’opérer les réformes de fond nécessaires, on jette en pâture des responsables que le petit peuple, en colère contre ses élites qu’il tient en très peu d’estime, ne pleurera pas.
 
 
Abdellah CHANKOU

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