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Confus de Canard
Les défis du préscolaire
L’éducation préscolaire est considérée comme une étape essentielle du par- cours des élèves pour garantir leur réus- site scolaire. L’objectif étant de donner envie aux enfants d'aller à l'école pour apprendre, s’affirmer et s’épanouir. C’est dans cette enceinte que les enfants vont apprendre ensemble, vivre ensemble, se familiariser avec le langage oral et commencer à découvrir dans un esprit ludique les chiffres, les lettres et les choses qui les entourent. Autant d’expériences qui contribuent au déve- loppement de l’enfant en construisant ses capaci- tés élémentaires. Ce n’est qu’aujourd’hui que les pouvoirs publics marocains ont pris conscience de l’importance du préscolaire dans le processus éducatif public qu’ils ont décidé de généraliser alors que la mise en place de ce système figure parmi les recommandations de la fameuse charte nationale de l’Education et de la formation élabo- rée en 2004 ! Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire, mais à condition de ne pas dévoyer en cours de route cette belle initiative. Certes, les écoles coraniques, le fameux Msid, existent toujours au Maroc qui selon les chiffres 2018 du ministère des habous et des Affaires islamiques sont au nombre 14.122 dont 92% sont annexées aux mosquées. Mais ce type d’enseignement ; dont le statut juridique reste à définir, a besoin d’être adaptée par l’introduction d’une approche pédagogique et la formation des formateurs. Les grandes lignes du plan national pour le prés- colaire présenté le 12 juillet 2018 par le ministre de tutelle Saïd Amzazi devant le conseil de gou- vernement soulignent une grande ambition. Du moins sur le plan des chiffres : Atteindre un taux de préscolarisation de 100% dans la décen- nie 2018-2028, ce qui nécessite l’ouverture de 57.000 classes supplémentaires et le recrutement de 55.000 éducateurs, soit un budget additionnel de 3 milliards de Dh par an. En attendant l’échéance lointaine de 2028, le pro- gramme en question sera opérationnel dès la pro- chaine rentrée scolaire et son lancement se fera en grande pompe le 18 juillet à Skhirat lors d’une grand-messe qui rassemble les présidents et élus des douze régions, les députés et les conseillers parlementaires, les représentants de partis poli- tiques et des syndicats ainsi qu’une brochette d’opérateurs économiques. Aujourd’hui, il n’ y a pas de quoi être fier. Sur 1,426 million d’enfants en âge de préscolarisa- tion, seuls 699.000 sont inscrits dans des établis- sements préscolaires relevant tous du privé. Pas donc de maternelle publique dans le système édu- catif national pour les enfants âgés de moins de 6 ans. Ce vide sidérant et sidéral est comblé jusqu’à aujourd’hui tant bien que mal par le secteur pri- vé. En l’absence d’une réglementation claire et sévère agrravée par la démission de l’Etat, cette filière éducative dont les promoteurs pratiquent des tarifs excessivement élevés pour un contenu éducatif défaillant a été livrée à l’anarchie orga- nisée du fait de la prolifération dans les quartiers populaires de crèches informelles, voire sauvages dépourvues de la moindre norme. Et quand ces dernières sont situées dans des zones d’un certain standing, elles font office juste de garderies qui, faute d’éducatrices spécialisées et bien formées, ne jouent pas leur rôle : améliorer chez l’enfant un certain nombre de choses comme les capa- cités cognitives et les compétences socio-émo- tionnelles. En somme, l’offre dans ce domaine devenue juste un filon pour gagner de l’argent aux dépends des parents est dépareillée, pâtissant d’une absence sérieuse de vision commune. En 2014, la France comptait 15 079 écoles ma- ternelles publiques et 137 privées. La proportion entre les deux secteurs (la prédominance du pu- blic étant un signe de bonne santé du système) montre les efforts énormes que le Maroc doit en- core déployer pour inverser la tendance non seu- lement pour promouvoir un préscolaire de qualité mais aussi pour toutes les étapes de l’enseigne- ment qu’il soit primaire, secondaire ou supérieur. Réhabiliter l’école publique dans ses différents cycles suppose sa réforme en profondeur de façon à ce que les Marocains lui témoignent de nouveau leur confiance gravement obérée par le massacre d’une arabisation mal pensée. Pour cela, le grand défi réside dans la capacité du ministère à investir dans des ressources humaines de qualité en sus- citant des vocations. L’enseignement par défaut aggravé par l’absence de la motivation financière n’engendre que des mauvais résultats. Tout un programme.
 
Abdellah CHANKOU

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