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Edito
État fébrile
Les condamnations à de lourdes peines des accusés de la jacquerie rifaine ont du mal à passer dans l’opinion. Consternée et indignée, celle-ci a ignoré le chef d’accusation gravissime d’atteinte à la sécurité de l’Etat qui a valu aux meneurs du « hirak » entre 20 et 15 ans de prison ferme. Pour ne retenir qu’une affaire de contestation sociale conduite par Nasser Zafzafi et ses compagnons pour l’amélioration des conditions de vie des habitants d’El hoceïma alors que les juges ont démêlé au terme de plus de 80 audiences l’écheveau complexe d’une tentative de subversion menée sous couvert de revendications sociales. Militants des droits de l’homme, société civile, acteurs politiques et peuple du Facebook… Sans le moindre respect pour « la chose jugée», tous ont dénoncé des peines dignes des années de plomb sous l’époque de feu Hassan II et trouvé que la justice a eu la main lourde dans ce dossier et que Zafzafi et ses amis ne méritaient pas de telles sentences. Encore une fois, la justice n’arrive pas à convaincre sur le bien-fondé de son travail. Problème de communication peut-être. Crise de confiance assurément. Elle en dit long sur l’ampleur de la décrédibilisation qui mine les corps intermédiaires et les autres institutions dans ce pays où seul le pouvoir royal est directement interpellé pour le supplier de corriger ce qui est considéré comme une injustice. Bien des choses ne tournent pas rond dans notre cher Royaume… Ce qui est certain, c’est que les 20 ans de Zafzafi et consorts sont loin de concourir à la détente souhaitée de l’ambiance générale plombée par une série d’événements fâcheux ou mal compris dont la fameuse et ravageuse campagne de boycott qui a visé les produits de trois grandes entreprises nationales. D’où le sentiment partagé par certains observateurs que des forces obscures sont en train d’allumer des étincelles par ci et par-là pour conduire le pays à une situation d’explosion sociale. D’autres se laissent aller à une autre lecture politique des peines jugées disproportionnées du procès d’El hoceïma, celle d’un Etat fébrile qui devant la multiplication des foyers de contestation sociale (El hoceïma, Zagora, Jerada…) aussi bien dans le pays réel que dans le monde virtuel envoie un message fort à destination de tous ceux qui seraient tentés de se lancer dans une aventure à la Zafzafi. Une manière de prévenir et de dissuader toute autre forme de contestation perçue à tort ou à travers en ces temps de grosse incertitude politique comme un acte de déstabilisation du régime. Surtout que le gouvernement qui semble de plus en plus dépassé par les événements n’a pas de réponses concrètes à apporter aux multiples attentes sociales des larges franges de la population qui plus est n’hésitent plus à montrer bruyamment leur exaspération sociale. Dans ce contexte très tendue, l’Etat se sentant attaqué se défend à sa façon en recourant à la seule arme en sa possession : la sanction judiciaire. La politique, décrédibilisée à fond, n’étant plus en mesure de trouver les solutions attendues aux problèmes sociaux (chômage, vie chère, précarité, inégalités sociales, naufrage scolaire…) qui faute d’avoir été pris à bras le corps par les gouvernants se sont aggravés au cours de ces dernières années. C’est fou la régression que le Maroc s’est payé en très peu de temps sur l’échelle des droits humains et des libertés. Considéré il y a quelques années encore comme un exemple dans la région par différentes instances et organisations internationales pour avoir mené une politique de rupture avec les pratiques du passé empreinte d’un courage réformateur, le pays donne aujourd’hui l’image peu flatteuse d’un État qui renoue avec la répression. Mais qu’est ce qui s’est passé pour que le Royaume dévisse à ce point et perde rapidement les acquis qu’il a réalisés au prix de multiples efforts ? 
Abdellah CHANKOU

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