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Le Maigret du Canard
Benkirane donne des consignes à ses brigades électroniques !
En appelant les Marocains à travers une déclaration vidéo à lever le boycott sur le lait de Centrale Danone qui commence à pénaliser gravement le fellah, l’ex-Premier ministre qui par ailleurs se délecte presque des déboires d’Afriquia et des Eaux minérales d’Oulmès s’adresse en fait à son armée de combattants virtuels. Décryptage.
 
coutez bien la déclaration de Abdelilah Benkirane au micro de Chouf TV sur le boycott et vous allez comprendre en lisant entre les lignes qu’il fait plus qu’une déclaration de presse. Engoncé dans une gandoura blanche, l’ex-Premier ministre a en effet profité de ce relais médiatique pour s’adresser en véritable gourou à ses brigades électroniques qui, cela ne fait plus aucun doute, sont à l’origine de l’appel au boycott de trois entreprises nationales (Afriquia, Les Eaux Minérales d’Oulmès et Centrale Danone). D’emblée, M. Benkirane livre sans se faire prier le fond de sa pensée en faisant allusion à Afriquia et Les Eaux Miné- rales d’Oulmès : «S’agissant du boycott de deux produits, les gens ont une appréciation politique de leurs patrons, cela est compréhensible », lâche-t-il en esquissant un revers de la main quelque peu dédaigneux comme si l’affaire était à la fois entendue et sans intérêt. Très intéressant comme propos dont il convient surtout d’apprécier la nuance : « Leurs patrons ». Du coup, le boycott auquel les esprits sensés ont désespérément du mal à trouver la moindre petite logique prend tout d’un coup du sens dans sa bouche : un lynchage médiatique pur et simple de M. Akhannouch et Mme Bensalah pour des raisons qu’il est le seul à connaître mais que les personnes avisées connaissent parfaitement. Fait gravissime, Benkirane cautionne clairement la mise à l’index de ces deux sociétés appartenant respectivement à Aziz Akhannouch et Meriem Bensalah Chaqroun. C’est à peine s’il n’exprimait pas ouvertement sa joie de les voir livrés à une vindicte populaire aveugle et ravageuse. M. Benkirane parle ensuite d’appré- ciation politique que les Marocains (Quels Marocains ?) sont censés se faire de ces deux patrons, l’un est un poids lourd du gouvernement et de la classe politique et l’autre présidente de la CGEM jusqu’à une date ré- cente. L’«appréciation politique» des «Marocains» qu’il évoque correspond étrangement à l’opinion hautement négative qu’il s’est fait à titre personnel de ces deux figures (du temps où il était au pouvoir). Est-ce pour se venger d’elles en leur faisant payer leurs prises de position qu’il a lâché sur elles comme une meute sans muselière ses brigades électroniques particulièrement féroces contre Aziz Akhannouch autour duquel tourne principalement le film irrationnel du boycott dont l’objectif inavoué est de barrer à son parti la route du gouvernement en 2021 ?
 
Commanditaires
 
Tout le monde l’aura compris: Centrale Danone, ainsi que l’a indiqué son directeur général Didier Lamblin lors de ses dernières sorties médiatiques, n’est qu’une victime collatérale dans cette histoire machiavélique dont les motivations-pour ceux qui avaient encore un doute à ce sujet-ont été clarifiées à sa fa- çon par Benkirane lui-même au cours de sa confession à Chouf TV où il se dit en revanche avoir été affecté par le boycott du lait de Centrale Danone qui « commence à faire du mal à nos fellahs», tout en affirmant que «rien ne justifie le boycott de ce produit dont le prix n’a pas connu de hausse depuis 2013 ». Et d’ajouter que s’il y a un message politique derrière ce mouvement, il est bien passé et qu’il ne sert plus à rien à bouder le lait de Centrale Danone. Message politique ! Mais lequel? Que Akhannouch, le principal visé par Benkirane et ses milices virtuelles, ne doit pas faire de politique parce qu’il est homme d’affaires (une antienne qu’il a constamment martelée et qui a fait florès) et que l’ex-patronne des patrons aurait dû pour trouver grâce à ses yeux faire de la CGEM une antenne de son gouvernement ? « Pour l’eau en bouteille, personnellement je ne bois que l’eau du robinet. Quant à M. Akhannouch et ses équipes, il (Akhannouch) est capable de mener sa barque », lâchet-il, plus limpide que jamais. En langage décrypté : Akhannouch n’a qu’à se débrouiller comme un grand pour se sortir de cette mauvaise passe à la fois financière et politique. Le gourou des islamistes radicaux montre une certaine contrition lorsqu’il considère inacceptable le préjudice causé au fellah et lance au passage un appel « aux Marocains » pour arrêter le boycott frappant le lait au motif qu’il « nuit à l’investissement étranger » au Maroc (Centrale Danone est une entreprise 100 % française depuis le rachat par Danone en 2015 des dernières parts de SNI, NDLR). « J’implore les gens d’arrêter le boycott du lait », conclut-il, visiblement plein de remords sur le cas du lait et les dégâts énormes qu’il est en train de provoquer chez les éleveurs.
 
Selon toute vraisemblance, les commanditaires de la campagne de boycott n’ont pas bien saisi le caractère sensible du lait, produit socialement stratégique pour le monde rural, en mettant Centrale Danone sur leur liste noire. Derrière l’appel de l’ex-Premier ministre à la levée du boycott sur la filiale marocaine de Danone transparaît à première vue l’attitude du repenti qui se sent moralement responsable de la destruction de l’écosystème laitier dans le monde rural et qui veut rectifier le tir pour arrêter les dégâts. Mais s’agissant d’un homme qui maîtrise tout aussi bien l’art de la duplicité ( n’avait-il pas appelé en mai 2014 lorsqu’il était Premier ministre les Marocains qui se plaignaient de leur cherté à boycotter les produits de Danone et de se remettre aux yaourt du bon vieux temps faits maison ? ), il est difficile de savoir s’il prend réellement la défense de l’éleveur ou de Centrale Danone et s’il a agi de son propre chef ou sous une pression politique forte… Une chose est sûre : la sortie mé- diatique de Benkirane s’adresse moins aux « gens » anti-lait de Danone qu’à ses brigades électroniques qui sont les seules à manipuler les manettes de cette grosse campagne de désinformation maléfique. Reste à savoir si celles-ci ont réellement le pouvoir de faire cesse un mouvement moutonnier qui a pris le temps de se radicaliser et même d’être chauffé à blanc par d’autres officines aux intérêts convergents qui se sont introduits dans la brèche ? « J’implore les gens de mettre fin à leur boycott du lait ». C’est par cette supplique que Benkirane, le regard fuyant, conclut son intervention. C’est une consigne claire que Abdelilah le gourou donne à des ouailles numériques pour déprogrammer nommément Centrale Danone la française de la liste des entreprises boycottées. Mais curieusement pas Afriquia ni Les Eaux Minérales d’Oulmès qui sont pourtant deux entreprises 100% marocaines. Sous les dehors bonhommes de Benkirane pointe un personnage machiavé- lique. Il doit boire du petit lait.
 
Déclaration de guerre
 
Ce sont les masses qui séduites par son discours populo-religieux ont porté son parti au pouvoir (par deux fois lors des législatives et une fois à l’issue des communales), que Abdelilah Benkirane manipule via ses brigades électroniques dé- vouées à sa personne en les dressant contre ses ennemis politiques jurés. Après avoir été limogé du gouvernement dans les conditions que l’on sait et empêché dans la foulée de briguer un troisième mandat à la tête du parti, Abdelilah le civil a cédé la place à Benkirane le général. Il n’a pris sa retraite politique forcée que pour enfiler l’uniforme d’un chef de guerre d’un genre nouveau. Défait dans le monde réel où il s’est plus distingué par sa bouffonnerie que par sa bonne gouvernance, il s’est redéployé dans la clandestinité totale dans un univers obscur et non contrôlé propice à toutes les manipulations pour régler ses comptes politiques. Une arme de destruction massive d’autant plus dangereuse que ses manipulateurs sont invisibles. En témoigne les dégâts énormes provoqués sur tous les plans par la campagne mystérieuse de boycott des trois entreprises nationales. Avec des milices électroniques redoutables, Abdelilah Benkirane tient aujourd’hui le pays et sa population connectée facilement manipulable et conditionnée, pur produit d’un système éducatif laissé depuis longtemps à la dérive par les gouvernants. Le monstre virtuel benkiranien n’a pas besoin à la limite de l’ordre explicite de son chef pour frapper telle ou telle cible. Il peut anticiper ses attentes en prenant l’initiative d’agir en son âme et conscience. Là réside le grand danger… Aujourd’hui, Afriquia, Les Eaux Minérales d’Oulmès et Centrale Danone. Mawazine est déjà dans le viseur. Demain à qui le tour ?
 
Ahmed ZOUBAIR

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