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Edito
Le danger qui guette...
Une seule photo et c’est tout le Maroc qui retrouve du coup ses repères et fait dissiper ses vives inquiétudes.

Cette photo est celle montrant le souverain posant aux côtés de Manuel Macron sur le perron de l’Elysée où il a été reçu le 10 avril par le président français. Une photo bienvenue et rassurante qui partagée à grande échelle a fait vite le tour du web. Un grand ouf de soulagement mâtiné de bonheur poussé par plus d’un. Et voilà le souverain qui reprend son action au Maroc, après une période de convalescence parisienne, avec la tenue jeudi 19 avril d’un conseil des ministres suivi le lendemain de la nomination de nouveaux ambassadeurs. 

La santé du Roi a constitué au Maroc le grand motif d’appréhension populaire depuis la diffusion en février  dernier par le cabinet royal d’un communiqué  leur apprenant que le souverain a subi avec succès  une opération du cœur. Un exercice  de transparence adopté dès l’accession au trône en 1999 par S.M Mohammed VI qui tient à informer les Marocains sur son état de santé.  Dans la foulée de ce communiqué, une photo a été également publiée, montant le Roi alité, mais chaleureusement entouré des membres de sa famille, dont le prince héritier Moulay Hassan lui tenant affectueusement la main. En fait, cette séquence, procédant d’un souci de communication inhabituel dans nombre de pays arabes et africains, a rassuré en même temps qu’elle a inquiété. Surtout que les Marocains, qui n’ignorent rien des soucis de santé du chef de l’Etat,  n’ont pas l’habitude de le voir  photographié sur un lit d’hôpital. Entre les tweets funèbres et les rumeurs malveillantes qui ont accompagné la convalescence royale à Paris, les Marocains ont été comme désorientés par la maladie de leur souverain qui a subitement disparu du paysage télévisuel national où la TVM joue le rôle de la grande vigie officielle qui ouvre ses JT du soir avec les activités royales. Sur le plan psychologique, voir le Roi dont la popularité ne s’est jamais démentie à la télé rassure tout le monde, le petit peuple comme les élites et leur sert de repères dans un contexte où la centralité monarchique reste un fait incontestable. Du coup, la dynamique économique s’en est fortement ressentie, l’investissement devenant plus frileux et l’argent circulant moins que d’habitude. Normal que cette vacance forcée suscite de grandes craintes et déstabilise les dirigeants politiques et le monde des affaires, habitués à être « guidés » dans leurs actions par la présence royale qui leur sert moins de parapluie-l’ère des protections est révolue-que de police de r-assurance.

Tout continue comme avant à tourner autour du Roi? Tout un pays suspendu à ses décisions et à son ombre tutélaire? Pourtant, ce n’est pas là l’esprit de la constitution révisée de 2011 qui a apporté plusieurs réformes d’importance : renforcement des pouvoirs du Premier ministre, désigné au sein du parti arrivé en tête des élections législatives et la discussion de la politique générale du pays au sein du conseil du gouvernement qui était débattue exclusivement en conseil des ministres présidé par le souverain. Rien que ces deux concessions représentent une avancée majeure destinée à renforcer le rôle de l’institution gouvernementale. Mais comment cela pouvait-il être possible si par ailleurs des acteurs œuvrent dans l’ombre, certainement par peur viscéral du changement,  pour reconduire jusqu’à la caricature l’ère des partis-godillots ? Discrédités et affaiblis après avoir abandonné toute envie de remise en cause, acceptant d’avaler couleuvres sur couleuvres, les partis sont devenus tellement résignés qu’ils ne tentent plus rien pour  se réhabiliter aux yeux de l’opinion et défendre leur périmètre d’action. Sauf que cette opinion n’est plus ce qu’elle était. Travaillée par un certain nombre d’outils nouveaux notamment les réseaux sociaux qui la formatent et l’encadrent via un déluge de news plus fake que vrais, ils lui permettent de réagir instantanément, là où les centres de pouvoir classiques, tétanisés et coupés de leurs relais traditionnels,  ne savent plus tellement comment agir…Le danger est là, dans la prééminence de ces nouveaux espaces d’expression et l’absence chronique de débat télévisuel qui éclaire et apporte la contradiction sur les grands sujets qui intéressent la population et son avenir. Degré zéro du débat ? Le consensus béat sur tout? Une marque de fabrique marocaine. Jusqu’à quand ?

Abdellah CHANKOU

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