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Côté Basse Cour
La CNSS, une solidarité à toute épreuve
 Bien des gens savent pour en avoir fait l’expérience qu’ils peuvent compter sur la CNSS et l’AMO en cas de coup dur, notamment lorsqu’il  s’agit d’une prise en charge intégrale pour les maladies longue durée nécessitant un traitement prolongé et coûteux ou pour des actes médicaux occasionnels tout aussi onéreux. Pour une personne à bas revenu, faire face à une dépense de santé de ce type n’est guère évident.
 
Les témoignages ci-après, émanant de quelques parents dont les enfants sont atteints de pathologies chroniques,  sont significatifs de cette forme de solidarité  dans l’accès aux soins apportée en permanence par la CNSS aux proches de ses affiliés.   Chacun d’eux a requis des prises en charge accordées à la vitesse grand V par une commission de médecins dédiée qui statue sur les demandes. Poignante, chaque histoire raconte autant le combat contre la maladie de quelques patients qui ont accepté de se livrer au Canard que l’apport décisif de la CNSS dans le processus de soins et de guérison.   

Nezha, mère d’un enfant hémophile

« Nous avons découvert la maladie de l’homophilie chez notre enfant dès l’âge de neuf mois. Nous l’avons su après avoir lui avoir fait subir des analyses. C’est héréditaire dans la famille. Deux de mes frères sont morts à cause de cette maladie. L’un d’eux est mort d’une hémorragie cérébrale, seul dans sa maison sans personne pour prendre soin de lui. Mon fils a presque 17 ans maintenant et il est en quatrième année secondaire. Souvent, il tombe dans la rue ou au lycée car cette maladie affecte beaucoup les articulations. Au mois de juillet dernier, il a été opéré en urologie. En fait, il a subi deux interventions qui ont été couronnées de succès. Nous ne sommes pas une famille aisée et sans la prise en charge des frais de santé par la CNSS, nous n’aurions pas pu nous en sortir. Nous nous chargeons de l’achat des médicaments, mais les grosses dépenses sont prises en charge par la caisse. Nous les remercions du fond du cœur ».

• La famille a dû faire face à une dépense médicale de 448.342 DH dont 431.786 a été payée par la CNSS.

Hicham, père du petit Yassine

« Mon fils est né presque bleu. Il est resté à l’hôpital 15 jours et les médecins m’ont informé qu’il fallait l’opérer du cœur. Prix de l’opération : 130.000 DH. J’ai demandé une prise en charge de la CNSS. La réponse a été donnée 24 heures après le dépôt de la demande.  La caisse a accepté de prendre en charge la totalité des frais de l’opération. On m’a donné 13 millions tout ronds. Un mois et demi plus tard, il a fallu faire une autre opération car les vaisseaux sanguins de Yassine étaient chamboulés. L’opération s’est déroulée à l’hôpital d’enfants El Harrouchi, à Casablanca.  Là aussi, nous avons été bien traités de façon diligente, rapide et réactive. Sans la CNSS, nous n’aurions pas su quoi faire. En 24 heures, tout était réglé et la caisse a tout pris en charge et on m’a même remboursé la moitié des dépenses que j’ai engagées. Je n’ai qu’un salaire de 2.000 DH,  ce qui ne me permettait pas de faire face à ces dépenses. »

• Sur une dépense totale de 299.103 DH, la CNSS a remboursé 297.141 DH

Rachid, père d’une enfant souffrant d’insuffisance rénale

« J’ai une fillette qui souffre d’une insuffisance rénale. Chaque jour, elle doit subir une dialyse et chaque mois des analyses. Nous avons un appareil dédiéà la maison et chaque soir elle passe dix heures branchée à la machine. Chaque mois, nous avons une dépense de santé qui avoisine les 17.000 DH totalement prise en charge par la CNSS. En fait, elle couvre 98% des dépenses et je ne paie que la différence de 2%. Ma fille consomme beaucoup de médicaments et c’est un lourd fardeau. Dieu merci, la CNSS est là, attentive à l’écoute et réactive. Je remercie tous ceux qui nous ont aidés et contribué aux soins de ma fille. Je compte beaucoup sur l’aide des gens car seul je ne peux pas m’en sortir. Allah m’aide un peu à subvenir aux besoins de ma fillette. Parfois j’emprunte, parfois je demande de l’aide aux autres. Au début, j’ai été obligé de vendre ma voiture et d’autres babioles pour boucler mes budgets. Ainsi va la vie. Actuellement, j’ai quatre dossiers déposés auprès d’associations pour m’aider à prendre en charge ma fille, mais je n’ai pas encore reçu de réponse.  L’une d’elle a requis un certificat d’inactivité, or, je travaille et je ne veux pas falsifier des documents comme font certains. Je vais attendre la réponse des autres ».

• Sur 13 dossiers d’un montant total de 112.746 sur un an, la caisse a remboursé 101.943 DH.

Naima, mère d’un patient

« En principe, mon fils devait subir une opération ces jours-ci, mais elle a été reportée en raison de la présence d’un microbe dans le bloc opératoire. Ce troisième report nous pénalise car mon enfant est mal en point. Dieu merci, la CNSS m’a donné son accord pour la prise en charge à hauteur de 98% et je ne paie que le ticket modérateur. Mon fils a 13 ans, il est en deuxième année du collège et soufre d’une insuffisance rénale. Il est sous dialyse qu’il effectue deux fois par semaine. Je suis une femme de condition modeste. J’ai réussi à trouver un emploi comme femme de ménage dans un Centre de santé qui me permet d’avoir la couverture CNSS et de soigner mon fils. Pour la future opération, on m’a donné la prise en charge mais je ne sais pas à quelle hauteur. J’ai l’habitude de payer la différence. »

• Sur 12 dossiers totalisant 258.083 DH, la CNSS a remboursé 95% de la dépense, soit 251.915 DH.

Fouad, père de Yassir

« Depuis la première hospitalisation de notre regretté enfant, Yassir, en 2015, nous n’avons jamais rencontré de problèmes de prise en charge avec la CNSS même pour une opération délicate sur la moelle épinière. Nous avons reçu l’accord pour cette intervention au bout d’une semaine. Même pour les médicaments, la prise en charge se déroulait normalement. Notre fils que Dieu ait son âme souffrait d’une leucémie aigue. Lors de sa première année, il a été guéri de la maladie, mais celle-ci est réapparue après quatre ou cinq mois. Nous avions entamé une thérapie légère de chimiothérapie, mais il a fallu l’opérer après une chute à l’hôpital Cheikh Khalifa à Casablanca. L’opération coûtait 100.000 DH qui a été supportée totalement par la CNSS. Je n’ai jamais eu de contacts directs avec les fonctionnaires de la CNSS, je déposais mes dossiers et j’attendais soit la prise en charge, soit le remboursement des médicaments ».

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