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Edito
Soft dictature
Faut-il faire confiance à Facebook ? L’affaire de la société anglaise Cambridge Analatica révèle de nouveau la face cachée de Facebook en particulier et des réseaux  sociaux en général. Spécialisée dans les stratégies de communication et l'analyse de données, ce scandale a fait dévisser l’action de Facebook en bourse. Et pour cause. Révélée par le New York Times et  le  Guardian, une enquête  met en cause l’entreprise britannique en question dans une transaction illégale : l’acquisition des données personnelles de quelque  50 millions d'utilisateurs de Facebook à des fins de ciblage publicitaire. Ce qui a valu à Facebook et à ce drôle de client d’être visées par des enquêtes en Europe et aux Etats-Unis.  Plus qu’un scandale, il s’agit d’une action qui révèle l’emprise des géants du numérique, les fameux Gafa (Google, Amazone & Facebook) sur la démocratie. 

Ces millions de données auraient été siphonnées par un  professeur d'université russo-américain par le truchement d’une application de tests de personnalité qui lui a permis à de récolter  les profils des participants et de leurs amis. Cambridge Analytica lui aurait racheté ce pactole de data pour un million de dollars. Le réseau social, a tenté,  via un  communiqué signé par son vice-président, de s’en laver les mains en expliquant que  les utilisateurs concernés « avaient volontairement donné leurs informations, que les systèmes n'avaient pas été infiltrés et qu'aucune information sensible ni mot de passe n'avaient été volés ou piratés ».

L’exploitation des profils des utilisateurs par Cambridge Analytica a servi à un « profilage politique », une technique publicitaire qui permet de cerner leur psychologie non pas pour identifier leurs opinions politiques mais  pour tenter de les influencer.  Or, le règlement de Facebook interdit la revente ou le transfert de données « à tout réseau publicitaire, courtier de données ou autre service de publicité ou de monétisation ». 

Là réside toute la subtilité de la ligne de défense de l’entreprise de Marc Zuckerberg  qui soutient avoir autorisé le professeur à collecter des données dans un but de recherche académique et non pas commercial! Autrement dit, Facebook n’est pas comptable des règles éthiques, mais juste responsable de gagner de l’argent. Voilà qui  entre en résonance avec le fameux slogan qui anime des réseaux sociaux : « lorsque c’est gratuit c’est vous qui êtes le produit». Pour la liberté individuelle, il faut aller voir ailleurs. Sauf que le réseau social n’oblige personne à lui communiquer ses données personnelles. Les usagers de plus en plus nombreux acceptent en navigant d’être totalement transparents (coordonnées personnelles, photos, images…) avec le sourire en plus. Le narcissisme des humains (le goût de se donner en spectacle et se sentir important)  fait le pouvoir et la fortune des réseaux sociaux. C’est là en effet où se déploie de manière insidieuse  la stratégie des GAFA, ces nouveaux empires des temps modernes, qui se nourrit et se fortifie de la Big Data (traitement de la masse des données personnelles qui représente un véritable gisement qui croit de 40% l’an) générée en flux continus par les clics des internautes qui expriment leurs goûts, leur état d’esprit, leurs choix, préférences, pensée,  etc…C’est la fin de l’intimité et l’avènement du Big Brother. Bonjour la dictature numérique. Elle est d’autant plus dangereuse qu’elle déploie doucement ses tentacules. Sans violence, ni  pression, ni effusion de sang. Sans contre-pouvoir non plus.   Les facettes cachées de cette nouvelle dictature, qui  a ceci de machiavélique qu’elle est sans limites, sont  merveilleusement expliqués dans le livre «L’homme nu»*.

 «Depuis 2010, l'humanité produit autant d'informations en deux jours qu'elle ne l'a fait depuis l'invention de l'écriture il y 5300 ans. 98% de ces informations sont aujourd'hui consignées sous forme numérique. Apple, Microsoft, Google ou Facebook détiennent 80% de ces informations personnelles de l'humanité.», apprend-t-on dans ce livre qui décortique les mécanismes cyniques de fonctionnement des géants du Net et révèle les objectifs inavoués de Zuckerberg, Besos et consorts qui ont déjà jeté les jalons d’une plate-forme hyperpuissante et redoutable qui s’accommode très mal de la démocratie, des partis politiques et même de l’Etat. Un monde où le citoyen qui réfléchit est appelé à s’effacer  complètement au profit du consommateur docile. Le processus a déjà été enclenché. Le nouvel ordre mondial dessiné par les GAFA.

*«L'Homme nu», de Marc Dugain

 

et Christophe Labbé

Abdellah CHANKOU

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