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Edito
Qui stoppera cette Syrie noire?
 Les images sont insoutenables. Horribles. D’une grande sauvagerie. Celles d’enfants syriens victimes de bombardements attribués au régime sanguinaire de Al Assad  sur le fief présenté comme rebelle de la Ghouta orientale où le décor est apocalyptique. En l’espace de 7 jours de pilonnage intense y compris des quartiers résidentiels et d’hôpitaux (!), le bilan est très lourd : plus de 500 civils tués, dont une centaine d’enfants. Sans compter les blessés graves par centaines. L'ONU, qui a montré son impuissance flagrante à mettre fin aux massacres en Syrie qui continuent depuis plusieurs années,  a adopté une résolution pour un cessez-le-feu humanitaire d'un mois. Plusieurs fois amendé, le texte adopté samedi 24 février  « réclame que toutes les parties cessent les hostilités sans délai pour au moins trente jours consécutifs en Syrie pour une pause humanitaire durable». Avant que les tueries d’enfants ne reprennent de plus belle ? Or, la résolution onusienne, visant à « permettre la livraison régulière d’aide humanitaire, de services et l’évacuation médicale des malades et blessés les plus graves », revêt un caractère purement humanitaire. Ce n’est pas un accord de paix attendu depuis longtemps pour mettre fin à cette machine de guerre implacable qui a installé dans ce pays aujourd’hui complètement ravagé  un engrenage de violence  sans précédent dans les annales de la guerre. La situation est telle dans ce pays qui a basculé brutalement en 2011 dans l’instabilité dans le sillage du Printemps arabe censée déboucher sur une démocratisation du régime.

Mais les événements prendront mystérieusement un tour dramatique puisque le pays s’installera petit à petit dans une guerre atroce où les belligérants  sont nombreux. En plus des divers mouvements rebelles locaux repeints aux couleurs islamistes ou terroristes  à la solde  de tel ou tel Etat de la région, il y a diverses oppositions rivales opposées  au régime en place. A ces forces qui se neutralisent à mort s’ajoute le jeu trouble des puissances,  principalement la Russie qui soutient Al Assad comme la corde le pendu en participant directement  aux campagnes de frappes aériennes de diverses villes syriennes considérées comme un repaire de terroristes. A partir de 2014, le mystérieux Etat islamique du non moins fantomatique Abou Bakr Al Baghdadi devient l’ennemi- de tous les belligérants- à abattre. Cet ennemi instrumentalisé justifie la mise en place d’une coalition arabo-occidentale conduite par les Etats-Unis qui a  déversé sa puissance de feu sur les sites contrôlés par cette organisation.  La situation sur ce champ de ruines qu’est devenue la Syrie est tellement confuse qu’on ne sait plus qui tue qui, pourquoi, au nom de quelle folie meurtrière et pour quel objectif inavoué…Comme si la mosaïque syrienne n’était pas suffisante, voilà que l’ennemi historique israélien et le voisin turc se mettent à leur tour à mener des raids en Syrie.

Dans ce pays ravagé et  profondément meurtri, plusieurs guerres s’entrechoquent dont les civils sans défense sont les principales victimes : guerre civile, guerre confessionnelle et guerre par procuration. Les protagonistes de cette dernière ont fait de la pauvre Syrie un terrain neutre pour se battre sur fond d’un ballet diplomatique hypocrite incessant qui n’a esquissé jusqu’ici le moindre début de solution à cette tragédie dont il est difficile de tenir un décompte précis des morts, des exilés et des sans-abris. Une tragédie qui a produit dans l’indifférence de la communauté internationale,  crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocides contre un peuple dont la vie a basculé subitement dans l’enfer. Tout se passe comme si des forces occultes tiraient les ficelles en coulisse, poussant à chaque fois les belligérants à redoubler de folie meurtrière au lieu de revenir à la raison. Les télés européennes s’empressent de bousculer leurs programmes et à bombarder le téléspectateur  d’infos en continu dès qu’un un attentat aussitôt qualifié de terroriste est commis dans une ville occidentale. Mais s’agissant de la Syrie où la sauvagerie humaine a dépassé toutes les limites du raisonnable, force est de constater que le même activisme médiatique n’est pas du tout au rendez-vous.
Abdellah CHANKOU

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