Dernière minute ...
Trump a suggéré « un mur le long du Sahara » pour freiner l'émigration !! A fin août 2018, 54.000 tentatives d'émigration ont été avortées au Maroc (gouvernement) L'INDH-III dotée de 18 milliards de dirhams pour plus d'efficience La Cour de cassation confirme la liquidation de Samir Le Conseil des ministres approuve le projet de loi sur le service militaire Mohamed Benchaâboun est depuis le 20 août 2018 le nouveau ministre de l'Economie et des Finances Le portefeuille du secrétariat d'Etat à l'Eau détenu par Charafat Afailal a été supprimé du gouvernement Al Othmani  le 20 août 2018 Fouzi Lekjaa, président de la FRMF: «Hervé Renard reste à la tête des Lions de l'Atlas au moins jusqu'à la CAN 2019 avec l'objectif de la gagner» Le discours du Trône 2018, une « feuille de route » axée sur le social La cour d'appel de Casablanca a condamné le 26 juin 2018 Zefzafi, Ahemjik, Boustati et Ighid à 20 ans de prison ferme   Le Maroc quitte le 25 juin 2018 le Mondial de Russie sur une bonne impression, après un match nul (2-2) face à l'Espagne le tenant du titre L'économie marocaine à progressé de 4,1 % en 2017 selon le HCP Centrale Danone prévoit 150 MDH de pertes au terme du 1er semestre 2018 Centrale Danone prévoit 150 MDH de pertes au terme du 1er semestre 2018 Energie : Total dément vouloir racheter la Samir Découverte récente des plus anciennes traces d’ADN humain en Afrique à Taforalt au Maroc Le Roi Mohammed VI a été opéré avec succès en France pour arythmie cardiaque Sur la base d'une fatwa favorable du Conseil supérieur des oulémas, le Roi charge le ministère de la Justice d'ouvrir la profession d'adoul aux femmes Ahmed Lahlimi: "L'agriculture, premier contributeur à la croissance et à la hausse du niveau de vie" La flexibilité du dirham entre en vigueur lundi 15 janvier 2018 Au Maroc plus de 50 % des actes de violence contre la femme sont commis par le conjoint L’aéroport de Marrakech classé comme “le plus beau” au monde Le Groupe Crédit Agricole du Maroc étudie une introduction en bourse L’apprentissage de la langue française se fera dès la première année de primaire au Maroc Phosphates : La justice panaméenne ‎déboute le polisario L'ONEE repasse au vert après plus de 15 ans de déficit généré par de lourds investissements Agriculture: 20 contrats programmes signés depuis le lancement du Plan Maroc Vert Le groupe Akwa dément le rachat de la Samir La première banque islamique au Maroc est une filiale du Groupe Crédit Agricole

Le Maigret du Canard
Pourquoi le remaniement n’est pas une urgence
 Tout porte à croire que le pays s’est installé dans une stratégie de gain du temps pour mieux préparer l’après-PJD au pouvoir. 

Ce qui devrait être une affaire d’une semaine ou deux tout au plus est entré dans son troisième mois. Le remaniement ministériel attendu suite au limogeage le 24 octobre 2017 de trois ministres dont un secrétaire d’Etat a tourné à l’arlésienne. En attendant Godot, les fonctions des ministres licenciés dont certaines sont importantes comme l’Education nationale et la Santé sont assurées par intérim. Ce qui prouve du reste que rien, malgré les bonnes intentions du discours officiel, n’est prioritaire au Maroc où les calculs politiciens continuent à tout commander.

Mais à quoi rime alors cet enlisement ? Les choses ayant trainé en longueur plus que de raison, le retard prend alors une signification politique. Dit autrement, on ne veut pas procéder au remplacement dans un délai raisonnable des ministres destitués, préférant  laisser courir pour des raisons inavouées que seuls les initiés dans un pays où le temps politique n’a pas la même urgence qu’ailleurs peuvent deviner. Du coup,  les spéculations vont bon train sur les non-dits de ce blocage voulu. Certains croient savoir que le pouvoir ne veut plus du PPS dans le gouvernement actuel en raison de l’alignement de son patron sur les thèses benkiranistes et qu’une opération est en cours de préparation dans les arrière-cuisines pour le remplacer par l’Istiqlal. Ce dernier est devenu, il est vrai, plus fréquentable depuis que Nizar Baraka connu pour sa souplesse qui confine au beniouiouisme a succédé au trublion Hamid Chabat qui avait aux yeux de ses mentors du début le défaut rédhibitoire de trop sentir le benkiranisme. D’autres pensent en revanche que le pouvoir gagne du temps  en misant sur l’affaiblissement graduel du PJD de Al Othmani en proie à des divisions profondes dans la perspective des élections législatives anticipées. Objectif : en finir une fois pour toutes avec les islamistes au pouvoir et revenir  à « la normalité politique » avec comme nouvelle locomotive le RNI de Aziz Akhannouch qui a réussi en peu de temps à s’imposer sur la scène politique grâce à l’entregent de son leader et sa remarquable capacité de mobilisation. Dans ce sens, les résultats des récentes élections partielles ont été encourageants puisque le PJD en est revenu bredouille. Ce qui peut être interprété comme un recul électoral d’un parti qui jusqu’aux législatives d’octobre 2016 était une belle machine à égrener les votes et à récolter les sièges. Faut-il en déduire que le PJD est bien parti pour perdre son statut de première force électorale avec la mise à l’écart de AbdelilahBenkirane qui, de par sa seule présence sur la scène politique qu’il animait par ses sorties qui plaisent au Marocain lambda, a contribué grandement à construire les succès électoraux des islamistes.

Avec l’éloignement calculé de Benkirane aussi bien de la  chefferie du gouvernement que du parti, ces derniers ont à coup sûr perdu leur facteur de force au profit d’un facteur d’affaiblissement nommé Saadeddine Al Othmani.

Scénario programmé

Cornaqué par ceux qui tirent les ficelles, Al Othmani est-il en train de jouer à l’insu de son plein gré le jeu de ceux qui militent sans relâche pour un PJD divisé et fragilisé? Une chose est sûre : Le fkih devenu, ô miracle, Premier ministre, présente un avantage inestimable aux yeux de ses mentors. Celui de se laisser faire, le sourire en prime. Sans opposer la moindre résistance ni se l’ouvrir en lâchant des petites phrases comme ce fut le cas de son prédécesseur dont il est à tout point de vue la parfaite antithèse. Si AbdelilahBenkirane indisposait plus d’un, Saaeddine Al Othmani, lui, est le genre à délasser. C’est dans sa nature d’avaler des couleuvres et il ne peut pas la changer pour devenir un chef charismatique qui bombe le torse et tape du poing sur la table quand il le faut. Dans les rangs du PJD, notamment parmi les partisans de Benkirane, on est conscient de la situation et de l’opération de démolition visant leur formation dont les divisions sont appelées à s’exacerber davantage à mesure que le successeur de Benkirane se laisse aller à des mesures impopulaires comme l’instauration de frais de scolarité pour  l’enseignement supérieur public. Une mesure qui a hérissé les poils de plusieurs membres du PJD et des dirigeants du MUR. Mais les amis de Benkirane n’ont pas en interne de cartes en main pour peser sur le cours des événements surtout depuis que leur héros s’est vu refuser à l’unanimité l’accès à un troisième mandat, ce qui a ouvert la voie à l’ère othamnienne. Le PJD dressé contre le PJD. Le parti qui se targuait de son unité a explosé en vol.  Devant cette crise,  les amis de Benkirane emmenés par Hamiedine et la jeunesse du parti en sont réduits à agiter de temps en temps la muleta de la démission du PJD de la coalition gouvernementale. C’est le scénario programmé  qui risque de se produire dans l’hypothèse des élections anticipées : coupé du soutien des siens, pilonné par les nostalgiques de Benkirane, Al Othmani se verrait contraint de rendre le tablier sous la pression des critiques. Est-ce-à-dire que Benkirane est fini et que sa page a été définitivement tournée ? L’ex-patron du PJD croit toujours en sa bonne étoile, convaincu qu’il est l’homme de la situation surtout en ces temps d’agitation sociale. L’homme qui a fait de la poursuite des réformes dans la stabilité son crédo attend que la rue, qui l’a porté au pouvoir, dans la foulée du mouvement du 20 février le fasse revenir au-devant de la scène…

Ahmed ZOUBAIR

à lire aussi :
Une mutuelle qui fuite de partout…
 Alors que la tension monte en ce début d’année entre le personnel de la MGPAP et la direction, la commission de contrôle a bouclé un audit des comptes et de la...
Le métier de patron (1)
A première vue, ce qu’on sait sur le patron, c’est qu’il est riche, qu’il donne des ordres aux autres et que de surcroît il est bien payé. Il a...
Al Omrane jette de nouvelles fondations
Le groupe Al Omrane constitue le fer de lance de la politique étatique en matière d’habitat, tous standings confondus. Or sans l'engagement et la coopération des...
Que faire de Jamal Ba-amer ?
Alors que La Samir est en faillite et que les employés s’inquiètent pour leur avenir, son directeur général le Saoudien d’origine yéménite...