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Le Maigret du Canard
Le logement chez l’habitant dans le collimateur
 Les Marocains qui louent leurs logements aux  touristes n’échapperont plus longtemps au fisc. La plate-forme Airbnb, utilisée par ces particuliers,  s’est dite disposée à collaborer avec les autorités marocaines pour taxer son activité.

A force de dénoncer la concurrence déloyale des habitations servant d’hébergement touristique, les hôteliers marocains ont fini par faire entendre raison aux départements concernés. C’est ainsi que le ministère du Tourisme et celui de l’Economie et des Finances ont entamé des négociations avec la société californienne Airbnb afin de taxer les revenus générés par la location de logements de particuliers à des touristes, qu’ils soient nationaux ou étrangers. La plateforme de mise en contact entre les propriétaires et les voyageurs s’est montrée coopérative, en se disant ouverte à toute solution de paiement de la taxe de séjour sur le nombre cumulé de nuitées engrangées par le site au Maroc. Si les pourparlers sont scellés par un protocole d’accord en bonne et due forme  entre les deux parties, Airbnb est même disposé à ouvrir l’accès à sa base de données clients à la Direction générale des impôts (DGI) qui pourrait ainsi imposer les propriétaires qui n’ont pas le réflexe de verser la redevance due au fisc. Une belle recette en perspective, bienvenue en ces temps de disette financière.   Last but not least, Airbnb pourrait aborder avec ses interlocuteurs marocains la possibilité de déblayer l’offre d’hébergement au Maroc des logements qui ne correspondent pas à certains critères qu’il reste à déterminer. C’est dire que ces négociations ne sont qu’à leur premier round et qu’il faudra du temps pour qu’elles aboutissent à un accord global et viable, surtout qu’Airbnb  ne tient visiblement pas se mettre à dos les autorités du Royaume.

Comme dans d’autres pays,  la plateforme de mise en relation devra en cas d’accord expliquer à ses clients le mode d’emploi de l’imposition des revenus générés par la location. Surtout que des  règles plus contraignantes peuvent être imposées dans les grandes villes touristiques comme Marrakech qui souffrent d’une suroffre et d’une concurrence déloyale livrée par cette forme de logement chez l’habitant. A Paris, par exemple, la mairie et Airbnbont limité à 120 jours par an la location des logements entiers situés dans certains arrondissements. Les principales motivations de ces négociations sont la protection des établissements hôteliers, l’amélioration de l’offre d’hébergement chez l’habitant et l’instauration d’une équité entre tous les opérateurs touristiques. Il faut dire que l’activité d’Airbnb est conséquente au Maroc. En 2016, plus de 210.000 touristes de 140 pays ont réservé via cette plateforme et ont payé en moyenne plus de 800 DH par nuitée, d’après l’opérateur californien. Au Maroc, plus de 16.500 hébergeurs générant en moyenne un chiffre d’affaire de 10.000 DH par mois chacun ont utilisé en 2016 la plateforme américaine. Ce qui n’est pas rien. 

Dans les principales destinations comme Marrakech, Agadir, Tanger, Casablanca…, les opérateurs sont montés au créneau depuis quelques années pour dénoncer la concurrence déloyale de ce type d’hébergement dont sont adeptes les petits budgets, surtout que le lit, à l’inverse de l’assiette, reste le principal poste dans un séjour touristique. Les autorités ont eu beau essayer mettre de l’ordre dans ce secteur, des pans importants de l’industrie des voyages  échappent encore à leur contrôle avec tout ce que cela suppose, en ces temps incertains,  comme risques sécuritaires. Certaines mesures juridiques prises en 2016 pour lutter contre l’hébergement informel se sont révélées infructueuses.

L’Etat avait donné jusqu’à septembre 2016 aux particuliers louant leurs logements à des fins touristiques  pour se conformer à un cahier de charges comprenant des normes d’hygiène, de sécurité, de respect de l’environnement et … une autorisation spéciale délivrée par les autorités locales. Même si les intéressés  sont conscients qu’ils s’exposent en cas d’infraction à une amende pouvant aller jusqu’à 500.000 DH, le réflexe de se conformer à la loi n’est pas souvent automatique.

De temps à un autre, les autorités  mènent une campagne contre l’hébergement informel comme en 2012 après la promulgation d’une circulaire du ministère du Tourisme et le département de l’Intérieur ou encore en 2014 à la demande des opérateurs touristiques. Cependant, la portée de ces descentes occasionnelles  demeure d’autant plus limitée que le tourisme souterrain, devenu une activité très lucrative,  a été investi par de grosses notabilités locales qui profitent  à fond du laxisme ambiant. Un  opérateur touristique de la ville ocre dénonce sous couvert d’anonymat « une concurrence déloyale dans une cité qui souffre de surcapacité » provoquée par une course effrénée à l’investissement dans la capacité litière sans s’assurer que les flux touristiques suivront. Forcément,  ce n’est pas tout le monde qui arrive qui va remplir ses chambres, excepté lors des grands événements comme celui de la COP 22 où Marrakech affiche complet. Résultat : les établissements qui n’arrivent pas pour une raison ou une autre à faire tourner la machine sont condamnés à mettre la clé sous le paillasson.     

Reste à savoir si la démarche entamée avec Airbnb sera dupliquée pour d’autres plateformes de réservation virtuelle  comme Booking ou Expedia qui ramassent un argent fou au Maroc comme ailleurs au titre de leur activité d’intermédiation. Sans payer le moindre copeck au trésor public.

Airbnb, l’étoile qui monte

Créée en août 2008,  Airbnb est une plate-forme communautaire californienne basée à San Francisco, qui permet de mettre en relation offre et demande dans un cadre de confiance pour la location de divers logements à travers le monde, via notamment la réservation en ligne à partir d’un PC, d’un téléphone mobile ou d’une tablette. Offrant divers types de logements qui peuvent aller d’un studio à une villa, un château ou une demeure de charme, Airbnb promet des expériences de voyage inoubliables à ses clients dans plus de 65.000 villes à travers le monde réparties sur 191 pays. Jusqu’à maintenant, la plateforme, qui se veut un acteur de l’économie collaborative à la manière d’Uber et autres outils de ce type, a servi quelque 200 millions de clients en proposant aux propriétaires de logements vacants de « monétiser un espace inoccupé et de le mettre en avant auprès de millions d'utilisateurs ». A quand la location de ses chaussures de sport pour touristes va-nu- pieds ?

AbdelaliDarif Alaoui

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