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Le Maigret du Canard
Le coup de bluff de Moulahom
 Saham Immobilier est finalement sortie de son silence pour démentir formellement,  via un long communiqué de presse, la vente à des conditions avantageuses d’un bien immobilier au profit de l’épouse du ministre limogé El HoussaïneLouardi. Le Canard a mené l’enquête.

Après la publication sur les réseaux sociaux d’un document faisant état de la vente à des conditions avantageuses d’une villa à Khadija MAZZI, femme  de l’ex-ministre de la Santé licencié El HoussaïneLouardi, Saham Immobilier, filiale du groupe Saham dirigé par Moulay Hafid El Alami, est sortie de son silence pour démentir « les rumeurs calomnieuses colportées ce jour à travers un communiqué mensonger rédigé par un corbeau du nom de Brahim Haraki ». Un corbeau qui pour avoir déjà sévi semble s’être spécialisé dans les petites affaires croustillantes de certains ministres.

Dans un communiqué de presse, l’entreprise mise en cause affirme avoir respecté « toutes les obligations légales en matière de transactions immobilières. Qu’il s’agisse de ventes, de livraisons, d’informations ou de garanties, la société effectue toutes les vérifications et formalités nécessaires, en accord avec les lois en vigueur ». Et d’ajouter que ladite vente de la villa dans le complexe résidentiel de luxe Peninsula, lancé en 2014 sur  une superficie de 12 hectares dans la commune de Dar Bouazza, a « été réalisée en bonne et due forme » et qu’aucune faveur n’a été accordée à Mme Louardi.

« Comme l’exige la loi, un contrat a été établi. Le paiement a quant à lui été effectué au moment de la vente et encaissé », soutient Saham immobilier qui affirme avoir en sa possession tous les documents qui corroborent ses dires. Et pour  donner du poids à ces derniers dans ce qui ressemble à un tir de barrage, le communiqué ajoute que  « Saham Immobilier tient à la disposition des journalistes les relevés de compte faisant état de la transaction, en plus des copies des chèques », tout en  menaçant de poursuites judicaires « tous les auteurs à l’origine de la diffusion de ces informations mensongères ainsi que toutes les personnes qui contribueront à relayer ces rumeurs ». Tout à sa stratégie de déni,  le promoteur dément toute mention « absence de paiement »  par le notaire chargé dans l’acte de vente relatif à la transaction sujette à caution.  

Le démenti de l’enseigne immobilière de Moulahom  s’achève  sur des considérations d’ordre moral comme le respect de la transparence, de l’éthique et le respect de la loi en tant que valeurs fondamentales qui guident son action et « constituent depuis sa création le socle même de son action et de son développement ». Un développement dont veille en ange gardien le président Moulay Hafid Elalamy qui est un parangon de la vertu,  aurait pu ajouter le rédacteur de ce texte…  Un développement cocotte-minute aussi  qui interroge soit dit en passant sur les ressorts secrets qui ont permis à Moulahom de devenir un promoteur immobilier en un temps record, nanti en terrains à bâtir dans les endroits les plus prisés de Casablanca.   

Aucune réponse

Soupçonnant Moulahom de dire la vérité sur cette affaire, le Canard a cherché à entrer en contact avec les responsables communication de Saham Immobilier  conformément à leur engagement  de communiquer aux journalistes les documents qui prouvent la réalité de la transaction, histoire de prouver que l’appartement mis en cause n’est pas un cadeau fait par Moulay Hafid à l’ex-ministre de la Santé pour l’on ne sait quel renvoi d’ascenseur. Surtout que tout le monde sait que l’entrée de Moulay Hafid dans le secteur des cliniques a été possible grâce à la loi concoctée par El HoussaïneLouardi…

Or, le Canard n’a rien pu mettre dans son bec qui corroborait le contenu du communiqué de presse de Saham Immobilier.  Et ce n’est pas faute d’avoir insisté. Bien au contraire. Nous avons appelé la première fois, puis la deuxième et la troisième. Impossible d’avoir la responsable communication au bout du fil. Pendant deux jours, nous avons tenté notre chance une vingtaine de fois. En vain. C’est mission impossible dans le monde de Moulahom.  Une standardiste prend notre communication et après avoir décliné notre qualité de journaliste nous redirige vers le service demandé. Mais là, le téléphone sonne longtemps dans le vide. Sans aucune réponse. De quoi décourager le plus coriace des volatiles et vous faire comprendre que  le « Saham Immobilier tient à la disposition des journalistes les relevés de compte faisant état de la transaction, en plus des copies des chèques » relève du pipeau.  Ce qui n’est pas de nature à lever le doute qui entoure la vente de la villa à la femme de l’ex-ministre de la Santé. Et puis, qu’est ce qui empêcherait les responsables de Saham immobilier d’organiser une conférence de presse ou de fournir les preuves qu’ils disent détenir aux journaux amis pour couper court aux rumeurs et faire rétablir ? Rien a priori sauf si le vendeur n’est pas bien armé pour démolir la vérité…

Amine El Haddadi

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