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Edito
Démocratie locale caduque
 Un document émanant de la direction des collectivités locales a révélé des chiffres stupéfiants : 15,4% des élus communaux sont analphabètes, soit quelque 3369 conseillers hommes contre 1370 femmes  sur  une population totale de plus de 30.000 édiles communaux. Comment est-il concevable que la démocratie locale marocaine fasse encore élire au 21ème siècle des gens qui ne savent ni lire ni écrire ?  C’est la première question qui arrive d’emblée à tout esprit sensé. Qu’est ce qui empêcherait, la tutelle en l’occurrence  le ministère de l’Intérieur, d’imposer des conditions d’accès à la gestion des villes et des campagnes du pays ? Sauf à vouloir faire perpétuer pour des considérations politiques inavouées la mise sous tutelle des conseils communaux et leurs présidents, rien a priori ne justifie que des illettrés soient acceptés comme candidats aux élections communales. On peut toujours objecter qu’aux yeux de la loi l’instruction n’est pas un facteur discriminant dans la course électorale dès lors que le candidat est âgé au moins de 18 ans et qu’il n’est pas privé de ses droits civiques ni placé sous tutelle. N’étant pas sacrée,  la législation n’est-elle pas faite pour être changée afin qu’elle soit adaptée aux nécessités de l’époque ?

L’existence d’une réelle volonté politique aurait commandé de la part des pouvoirs publics un peu plus d’exigence, histoire d’améliorer le profil des élus afin de tirer vers le haut la pratique communale. Tel n’est pas le cas. Résultat : les conseils municipaux sont trustés par trois professions, les enseignants, les fonctionnaires et les agriculteurs.

En l’état actuel du contexte politico-électoral du pays, la démocratie locale n’attire pas des hauts profils issus d’autres corporations, bien formés et versés dans les affaires de gestion. Et cela se comprend. Compte tenu de l’image négative qui colle comme la glu aux élections communales, aux élus et aux partis, les gens propres, compétents et en mesure d’apporter une valeur ajoutée à la cité se mettent volontairement en retrait, laissant le champ libre au tout-venant communal, essentiellement ceux qui veulent s’enrichir aux dépens de la communauté en mobilisant des sommes colossales pour l’achat des voix et l’organisation des festins. Pour incompétent et malhonnête qu’il soit, un candidat qui «investit» autant d’argent dans la campagne électorale est imbattable et ne fait qu’une bouchée de pain d’un adversaire qui n’a comme seuls arguments que sa probité et sa compétence. Un candidat qui recourt à des procédés frauduleux pour se faire élire ou se maintenir  cherche évidemment moins à servir qu’à se servir. Sauf qu’au Maroc, les élus se servent trop au point d’avoir organisé la défiguration et le sous-développement de la majorité des villes à coups d’autorisations douteuses propres à scandaliser plus d’un.  Quand il s’agit de  trouver des artifices pour s’enrichir sans cause, les élus, qu’ils soient analphabètes ou moins instruits, deviennent  de véritables lumières.

Dans ce système où l’opacité le dispute à l’incurie, il y a lieu de se demander si les élus que les partis infligent à la population connaissent véritablement leur rôle qui consiste à faire des villes de véritables espaces de vie, propres et bien gérés. Quant à l’anticipation des problèmes et la capacité de se projeter dans l’avenir, ils sont étrangers à leur lexique qui ne compte que des mots comme clientélisme, rapine et corruption.

Pour inverser la vapeur et introduire de l’expertise et de la compétence dans les conseils, les partis doivent changer et s’ouvrir sur une nouvelle génération de militants. C’est le seul moyen pour attirer de bons profils et irriguer la responsabilité publique en général d’un sang neuf qui manque atrocement à ce pays. Un pays où la jeunesse qui représente une bonne partie de la population continue au mieux à servir de faire valoir et au pis à être exclue des circuits de décision. Dans les communes, ce sont d’ailleurs les plus de 45 ans et les vieux qui tiennent le haut du pavé.

L’avènement d’une nouvelle génération de communes, où la proximité et l’efficacité ne sont pas que des slogans creux, ne se décrète pas. Cela se construit, quitte à agir de manière volontariste en rendant plus cher le ticket d’entrée à la démocratie locale par l’instauration de critères rigoureux. Barrer la route aux truands des communes est à ce prix. Cette réforme fondamentale  relève de la responsabilité commune des partis  politiques et du ministère de l’Intérieur. Ce dernier aura fort à faire pour rénover et moderniser la pratique communale d’autant que les fameuses SDL (sociétés de développement local) créées pour contourner l’incurie locale sous toutes ses formes sont en train de reproduire les travers qu’elles sont censées combattre. En somme, on n’est pas sorti de la commune !          

Abdellah CHANKOU

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