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Le Maigret du Canard
Le foutoir des observatoires
observatoires
Sur le papier, ils jouent le rôle d’outils d’aide à la décision publique en produisant une masse de données et d’indicateurs sur divers secteurs. Mais qu’en est-il réellement ?
 
Le Maroc ne regorge pas seulement de ministères et de députés dont la plupart ne servent pas à grand-chose. Le pays connaît une autre inflation passée inaperçue, celle des observatoires. Observatoire marocain de l'Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies ; Observatoire marocain du commerce et de la distribution ; Observatoire marocain des technologies de l’information et de la communication ; Observatoire marocain de l’Education ; observatoire national de l’environnement; Observatoire de la communauté marocaine à l’étranger ; Observatoire national de l’initiative pour le développement humain ; Observatoire marocain de l’action parlementaire… dernier machin similaire en date, l’Observatoire de lutte contre la violence en milieu scolaire. Et ce n’est pas fini…Le ministère de l’Emploi s’apprête à lancer son observatoire national du marché du travail ! Il paraît que le Maroc est le champion des observatoires qui, sauf cas rarissime visiblement n’ont de commun que l’observation d’une règle d’or : l’engloutissement des budgets sous forme de dépenses diverses comme les fausses-vraies études, les frais de déplacement et de représentation. Sur ce plan, l’efficacité est au rendez-vous pour ces coquilles vides dont la mission reste très vague avec souvent des télescopages avec les attributions d’autres organismes officiels. L’exemple a été fourni récemment, à la faveur du con.it qui a éclaté au grand jour entre le patron du haut Commissariat au Plan Ahmed Lahlmi et le ministre de l’Education Nationale Rachid Belmokhtar en sa qualité de président de l’observatoire nationale du développement humain (OMDH). Ce dernier a réussi à provoquer la colère de M. Lahlimi, connu pourtant pour son tempérament calme, sur les résultats d’une «enquête» réalisée sur les ménages marocains en relation avec la santé, l’éducation, l’habitat et leurs dépenses. Tout à son courroux, le patron du HCP est allé jusqu’à rappeler à l’ordre l’incorrigible ministre dans une correspondance au ton dur (avec copie au Premier ministre) où il met en cause la méthodologie et les outils utilisés dans le sondage mis en cause tout en réclamant son retrait de la circulation. Les arguments de Ahmed Lahlimi sont justes : le HCP représente, de par la loi, le seul organisme de l’Etat à collecter, produire, diffuser et commenter les données statistiques en réalisant des études et des enquêtes sur tel ou tel domaine d’intérêt national. Dans ce sens, un cadre du HCP met en avant un décret royal qui oblige tout autre service public qui produit ses propres statistiques d’obtenir le visa du HCP avant leur diffusion. C’est cette mission de coordination, dévolue au HCP que Rachid Belmokhtar avec son étude, n’a pas respectée.
 
Filon juteux
 
Une coordination que les services statistiques ministériels ou relevant d’autres organismes publics se doivent d’assurer avec les responsables du HCP. L’objectif étant justement d’éviter les contradictions dans les chiffres qui virent chez nous au grand foutoir puisque au Maroc, les observatoires, les cabinets ministériels et autres administrations ont pris une fâcheuse et néanmoins couteuse habitude : commander régulièrement des études et autres rapports qui ne servent qu’à encombrer les placards à des cabinets de consulting privés tenus par les copains et les coquins. Un filon juteux que nombre d’enseignes exploitent à fond(s) en surfacturant les prestations. Ce marché connaît un tel dynamisme que certains bureaux d’études resservent souvent à leurs généreux commanditaires les mêmes enquêtes de «haute facture» en changeant seulement quelques chiffres et intitulés! Il n’est pas rare au sein du même gouvernement que des ministères agissant dans un champ de compétence similaire comme le département du commerce et celui du commerce extérieur se retrouvent avec plusieurs études aux résultats distincts commandées à des entités privées différentes alors que l’objet est le même. Bonjour la coordination et la convergence sur les données sectorielles ! Souvent, les disparités qui frappent les données statistiques nationales (pauvreté, enseignement, santé, croissance économique, etc…) jouent des tours au pays lorsqu’elles sont appropriées par les organismes internationaux pour mesurer l’indice de développement dans tel ou tel secteur. Les résultats de ces rapports n’ont-ils pas été souvent contestés par les pouvoirs publics marocains qui les jugent peu conformes à la réalité ? Pour boucler la boucle et ajouter à la clarté de la statistique nationale, il ne reste plus qu’à créer la mère des confusions : l’Observatoire des Observatoires !
Ahmed ZOUBAIR

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